La patron du jumelage néocastrien a tiré sa révérence, laissant toute sa famille et ses amis sous le choc

Alors que se prépare le quarantième anniversaire du Jumelage, Pierre Obrecht, le patron du Jumelage vient de tirer sa révérence, emporté par une longue maladie, laissant sa famille, mais aussi ses collaborateurs et ses amis dans la peine.

Pierre Obrecht était né à Hanoi, le 14 novembre 1931, où son père était chef de la sûreté. Pierre avait 14 ans quand son père décède. La famille sera rapatriée en France en 1945. Le 23 mai 1956, Pierre épousait Françoise Meylhoux et avait le bonheur de voir naître Jacques et François. Deux fils qui ont agrandi le cercle familial avec cinq petits enfants, qui faisaient tout le bonheur de leur grand père. Pierre Obrecht était ingénieur commercial, il sillonnait la France entière, mais aussi l’Allemagne et même les Etats Unis pour son travail. Pierre avait travaillé aux Ets Counot Blandin et Collas jusqu’à ce qu’à l’âge de cinquante sept ans, victime de la crise de la filière bois, Pierre se retrouve au chômage. Licencié économique, Pierre devra attendre avec patience le moment de la retraite, en rongeant son frein. Mais Pierre était un battant, c’est pourquoi il s’est investi totalement dans la vie de la cité néocastrienne, qui est devenue la ville d’adoption de toute sa famille en 1966. Elu en 1995 sur la liste de Jacques Drapier, Pierre acceptera un mandat d’adjoint aux affaires économiques. Réélu en 2001, c’est la fonction d’adjoint aux finances qu’il acceptera. Menant de front son mandat de président au Jumelage. Une investissement total qui fera de lui un interlocuteur privilégié pour les villes jumelles que ce soit Hamm-Herringen en Allemagne, Smiegel en Pologne ou encore Miranda de Corvo au Portugal. Un homme qu’il fallait bien connaître, pour découvrir sous sa carapace d’homme un peu bourru, un homme au grand cœur, discret, serviable et franchement jovial. Pierre aimait beaucoup se plonger dans les livres quand il dut arrêter de jouer au tennis, l’autre de ses passions. Un homme qui n’aimait pas être sur le devant de la scène, mais oeuvrait au quotidien dans la mission qu’il avait accepté de remplir pour ses concitoyens. Un homme que tous ceux qui l’ont côtoyé vont regretter. C’est en toute intimité que Pierre Obrecht sera crématisé selon son désir. A toute sa famille dans la peine, à ses collaborateurs, à ses amis, nous adressons nos plus vives condoléances. ----------------------------------------------------------------------- Les réactions au décès de Pierre Obrecht

 « Je suis persuadé, avec l’ensemble du conseil municipal, qu’un ami cher nous a quitté. Un ami loyal et compétent qui a été un de mes principaux collaborateurs pour la gestion de notre ville. J’ai toujours trouvé en lui, à la fois la discrétion, l’honnêteté et le courage. La ville perd un de ses meilleurs concitoyens. Je m’incline avec douleur devant sa dépouille et pense très amicalement à sa famille, notamment à madame Obrecht, épouse discrète, qui a su accepter le partage de la vie difficile d’un homme public, surtout, lorsque comme elle, on n’a pas l’ambition de se faire valoir, qu’on accepte simplement que son mari et grand-père de ses petits enfants sacrifie sa vie familiale pour se donner aux autres », dira Jacques Drapier, Conseiller Général, Maire de Neufchâteau.

Pour Dominique Montésinos, qui a pallié à l’absence de son collègue lors des préparatifs du 40e anniversaire du jumelage, « Pierre Obrecht, avait un grand cœur sous un air bourru. Pierre avait à cœur de recevoir chaleureusement ses hôtes Polonais, Allemands et Polonais. Lorsqu’une délégation française se déplaçait à l’étranger, Pierre se révélait être un gai luron qui faisait rire son entourage. Il était très apprécié des maires des trois villes jumelées : Smiegel (Pologne), Herringen (Allemagne) et Miranda (Portugal).Très méthodique et rigoureux dans son travail d’adjoint et de Président du comité de jumelage, c’était un  « battant ». Il sera sincèrement regretté des employées de la mairie qu’il aimait gâter en leur offrant quelques douceurs gourmandes, et il manquera à ses amis élus et aux membres du Comité de Jumelage. Depuis quelques mois, sa santé se détériorait. Il a lutté courageusement contre une longue maladie qui a fini par l’emporter. Son absence, la semaine prochaine, à la célébration du 40e anniversaire du jumelage franco-allemand, qu’il avait commencé à préparer, attristera sans aucun doute bon nombre des invités ».

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