Une commune qui n'a rien d'un village dortoir et fait la part belle à l'agriculture

 

Mme la présidente de, maire de ChermiseyLa commune en bref : Canton de Coussey Nombre d'habitants au recensement de 1999 : 94 h. Superficie communale : 350 ha de forêt communale détruite à 75% en 1999. Nom des habitants : « les Woss » qui veut dire guêpes. Nom du maire : Michèle Andrieux, élue en 1989, conseillère depuis 1983, adjointe en 1989 Nombre de conseillers municipaux : 9. Secrétariat de mairie ouvert les mardi de 9 à 12 et de 1’ à 17 h et le jeudi de 9 à 12 h. Secrétaire de mairie : Marie Claude Droguet N° de téléphone de la mairie : 03 29 94 35 80 Associations du village : l’amicale des sapeurs pompiersLes enfants vont au RPI de Midrevaux . 
  

Chermisey « une dynamique butineuse »

 Chermisey« Chermisey, la butineuse » un titre qui conviendrait parfaitement à la petite localité d’une centaine d’âmes sur les Hauts Pays. Aux portes de la Meuse, le village essentiellement agricole, n’est pas pour autant dépourvu d’autres activités, loin s’en faut. Avec un garage et un bureau de tabac, le village tire son économie du lot avec un artisan maçon et de travaux publics, un menuisier, une entreprise de travaux agricoles, trois GAEC et deux exploitations agricoles indépendantes. Parmi les diversités agricoles, on peut citer un gros élevage de lapins. Des milliers de lapins, qui alimentent les supermarchés de la région, mais aussi une stabulation libre où les vaches viennent s’installer à la traite toutes seules. Une belle carte de modernité à mettre à l’actif du village. Un village dynamique, pas un village dortoir, car finalement la plupart de ses habitants travaillent au village. « Quelques habitants vont travailler à l’extérieur » explique Michèle Andrieux, maire de sa commune depuis 1989, mais également présidente de la communauté de communes du pays de Jeanne qui a choisi de mettre ses locaux au service de la communauté.  

le jardin des enfantsDes locaux flambants neufs, installés dans l’ancienne école. Une restauration complète du bâtiment et une destination nouvelle pour les salles de classes, mais aussi du logement de fonction de l’enseignant. La dernière en date, Mme Bausson a vu fermer les portes de son école en 1994. Laissant ainsi les petits bouts de choux du village s’en aller vers le RPI de Midrevaux. Mais le village n’est pas moribond pour autant, loin s’en faut, ni ses habitations qui trouvent preneur sans délai lors d’une mise sur le marché. Le locatif a permis d’accueillir des nouveaux ménages, le cadre de vie offert par le fleurissement et l’entretien du village, n’étant sans doute pas étranger à l’attrait d’un village, pourtant situé loin du bourg principal, Neufchâteau, à dix huit kilomètres. Un village qui soigne ses deux fleurs, obtenues en 2001, et qui a eu l’idée de créer « un jardin des enfants », où couleurs et senteurs se mélangent harmonieusement. « Un jardin déserté par les enfants, faute d’animateur pour les encadrer » mais qui perdure sous les soins vigilants dispensés par le jardinier, que la commune partage avec Sionne et Seraumont. Un esprit communautaire bien ancré, sans doute la clé du succès de son dynamisme. Un village qui a toujours un projet sous le coude. Celui d’un parc éolien devrait voir le jour l’an prochain.

L’eau au cœur des préoccupations               un citerneau aux allures de cathédraleL’eau : un précieux liquide qui est  l’objet de toutes les attentions municipales. Une vraie saga ! Après avoir construit une station de filtration en 1994, le village réhabilitait le château d’eau deux ans plus tard. Le réseau d’eau et ses branchements suivaient dans la foulée en 1998. En 2005 une pompe au forage devenait incontournable pour donner à boire à ses habitants, mais aussi fournir en eau les milliers de bêtes à cornes du plateau. Des gros moyens qui ne peuvent se répercuter sur la facture d’eau, c’est certain, mais à ce jour, le conseil vient de voter de nouveaux travaux : pour un montant de 133 190 € HT, pour réhabiliter à nouveau sa station de filtration d’eau. Une nécessité devant l’électronique malmenée par l’humidité des locaux, mais aussi le matériel sans cesse plus performant mis sur le marché. Une station qui avait aussi nécessité en amont de traiter les eaux usées, ce qui avait été fait par la création d’un lagunage. Mais qui n’a pas à ce jour apporté de grande satisfaction aux contribuables, et pourrait même être une source d’ennuis supplémentaires « en période d’averses, les eaux usées retournent à la faille à la vitesse grand V, sans décanter », déplore Mme le maire qui a quand même engagé « plus d’un milliard de centimes de travaux » depuis ses deux mandats.  

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