C'est une véritable arnaque aux ventes de bois qui se déroule sur les Vosges et bien au delà. Un bois monté aux enchères et acheté par un mystérieux père Noël, qui oublie de payer

Arnaque au coin du bois

Gilles ANDRIOT, Maire de GREUX et exploitant forestier, a réuni son Conseil Municipal et a exprimé tout son mécontentement sur la vente des produits forestiers de sa commune. « Une véritable arnaque pour les communes, dans les Vosges, et bien au-delà.

 

Gilles Andriot, maire et forestier explique : « La commune de Greux a mis en vente, par le biais de l’Office National des Forêts, le 16/02/2007 à Poussay, des chênes de qualité C provenant de différentes parcelles suite à la tempête de 1999. Ces grumes, qui auraient dû se vendre entre 50 et 60 € le m3, ont trouvé preneur à un prix exceptionnel de 102 €/m3. L’heureux Père Noël , une entreprise Belge, expédie ses bois par containers en Chine. Cependant, l’affaire était trop belle et l’acheteur n’a pas réglé son achat ». Gilles ANDRIOT a tenu à expliquer le déroulement d’une vente, pour que ses conseillers comprennent bien. « Chaque acheteur a l’obligation de fournir une caution bancaire avant le début de l’adjudication ; ce qui est une garantie pour les collectivités. Malheureusement pour la municipalité de Greux, comme pour les nombreuses autres communes situées dans notre région, (Sionne aurait eu le même problème) et au-delà, elles viennent d’être victimes de cet indélicat acheteur. L’ONF accepte, au cours de la vente, qu’un acheteur qui n’a pas fourni cette caution, s’engage par écrit et sur l’honneur, à effectuer un règlement au comptant. Comment peut-on effectuer ce règlement dés lors que vous ne pouvez fournir une garantie bancaire ? Je crois que là, on se moque des élus. Le règlement stipule aussi que toute entreprise défaillante dans son paiement devra verser 20 % de son enchère. Là encore, c’est à nouveau croire au Père Noël ».

S'unir

« Aujourd’hui, l’ONF est devenue une entreprise comme les autres avec un budget à boucler, qui propose des bois de belles ou mauvaises qualités « bords de route » (façonnés NDLR) et favorise ainsi une clientèle étrangère au détriment des acheteurs locaux, régionaux ou nationaux. Heure après heure, jour après jour, disparaissent de nos campagnes nos exploitations forestières, nos scieries et tout le personnel qui en découle ». A l’heure du changement tant souhaité, le Maire Gilles ANDRIOT attend « que tous ensemble, communes forestières et forestiers, s’unissent pour sauver ce qui peut encore l’être ». Il demande que l’on « revienne à l’ancien système de vente des bois sur pied ou là, le permis d’exploiter ne peut être délivré qu’au regard des moyens de paiement adressés au Trésor Public. Nous ne connaîtrions plus ainsi de telles situations qui font passer les acheteurs français pour des profiteurs. Désormais, nous sommes avertis, il ne faudra pas venir dire le contraire dans quelques années lorsque la grande famille des forestiers aura disparue, que les campagnes comme les bourgs centre n’auront plus aucun professionnel du bois. Une réalité proche de nous » a conclut le maire de Greux responsable de l’entreprise forestière Andlaur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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