Village des côtes et de la Ruppe, c'est aussi un village coquet, dynamique qui profite de sa proximité avec la Meurthe et Moselle pour y accueillir nombre de militaires

Elle joue la coquette entre Vosges et Meurthe et Moselle

 

 

 

 

 

 

Sans doute très ancienne, l’originale Harmonville joue les coquettes entre deux départements.  Si elle est vosgienne, elle n’en demeure pas moins, pour beaucoup de services, rattachée à la Meurthe et Moselle et principalement au canton de Colombey les Belles. Le village attire à coups sûrs les militaires de la base de Ochey.

 

Si elle n’est pas datée avec précision, Harmonville n’en reste pas moins très ancienne, puisque son territoire a fourni des restes humains de plusieurs millénaires. Les vestiges trouvés au lieu-dit «le Petit Charme» montrent que son habitat existait à l’époque romaine. Le village d’Harmonville a beaucoup souffert des guerres de religions. Située sur le passage des protestants allemands le village eut à subir six fois leurs ravages. Le plus désastreux, celui 11 septembre 1587, vit 67 maisons incendiées avec l’église A tous ces désastres s’ajoutèrent les épidémies de peste et de choléra qui décimèrent aussi une bonne partie des populations affamées.  Plus tard encore, en juillet 1710, des aventuriers venus des pays germaniques ont détruit une partie de la Lorraine. Leur destruction devait commencer par Harmonville. Leur chef, Mathurin, fit incendier plusieurs maisons. Les habitants essayèrent de se défendre et blessèrent le chef qui se réfugia à Foug (54) Il fut pris par le Gouverneur de Toul. Alors que ceux qui s’étaient réfugiés vers Vicherey étaient également faits prisonniers. On doit toute cette page d’histoire à Jean Boulangé de Punerot qui, village par village, a su laisser aux générations actuelles ses « Miettes d’histoire ».  

 Un village dynamique

Sans doute les destructions successives permirent au village de se doter de maisons nouvelles. Il semble même qu’une certaine aisance régnait sous la Révolution. Une population très pieuse qui n’hésitait pas à demander le concours des saints locaux pour rafraîchir leurs terres, faisant procession à St Elophe le patron de la pluie. La Révolution apporte au village quelques destructions supplémentaires : la croix de la place de l’église, l’abattage de la Croix de Morte Femme et la suppression des fleurs de lys en bordure de forêts Une forêt importante puisqu’elle représente encore actuellement une superficie de 579 ha de forêt sur les 1485 ha de superficie du territoire qui lui appartient. Un village traversé par un cours d’eau le plus souvent à sec, à tout le moins un ruisseau qui perd son lit entre Gemonville et Vaucouleurs. Seules les périodes de crues montrent l le passage de l’Aroffe, quand il n’inonde par la vallée. De l’Histoire, du premier conflit mondial en particulier, on retiendra le passage de la fille du président des Etats-Unis au village. Il semblerait que Miss Margaret Wilson ait séjourné au village quelques jours avec un régiment de marines en cantonnement. C’est en 1926 que la fée électricité a atteint le pays. Un village qui est sillonné par des grandes structures métalliques, les lignes à haute tension.  Envahie et bombardée pendant la guerre 39/45, Harmonville a su tirer encore une fois dans son Histoire profit de ses malheurs. La proposition d’un remembrement va favoriser la mécanisation à tout le moins une nouvelle agriculture qui fera prospérer la cité. Et lui permettra des aménagements à la pointe du progrès. Aujourd’hui coquette cité fleurie, avec une fleur à son entrée, Harmonville est un village dynamique. Tourné vers l’avenir.

 

Ses associations

Familles Rurales, pour n'en citer qu'une, dynamise la vie au village. Une association qui n’est pas exclusive à Harmonville mais emmène avec elle la cité voisine, Autreville. Deux villages, séparés il es vrai par un kilomètre de route toute droite, qui partage avec Harmonville beaucoup de choses. Même la paroisse est dédiée au même saint : Saint Brice. Depuis la nuit des temps on retrouve les deux communes, actives dans beaucoup de domaine. Même chose pour l’équipe de foot, puisque le club sportif s’appelle « L’espoir Autreville-Harmonville ». Ces deux villages ont en effet ceci de particulier, à l’heure où l’égoïsme prend le pas dans bien des domaines, de travailler ensemble. Lors d’une fête organisée par l’une des associations, on met les moyens en commun pour proposer plusieurs animations. La fête au village, c’est le foot, un jour, Familles Rurales le lendemain, ou vice-versa. Depuis belle lurette les populations d’ici ont appris à travailler de concert. C’est vrai qu’on est au Pays des Côtes et de la Ruppe, une communauté de communes qui a pris le pas sur l’intercommunalité bien avant tout le monde. Depuis plus de trente ans, huit communes travaillent de concert. Et à Harmonville on n’a jamais été en reste. Les premiers équipements collectifs ont été créés dans cette partie nord du canton de Coussey. Il n’est donc pas étonnant de voir un centre de loisirs, éclaté sur deux sites, offrir ses services aux huit villages depuis cette petite commune de 189 habitants au dernier recensement.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site