Houéville, charmant village du canton de Neufchâteau, une cinquantaine d'habitants, autant que de bêtes à cornes...

La commune en bref : Canton de Neufchâteau. Nombre d'habitants au recensement de 2007 : 41 h. Superficie communale : 147 ha dont 100 ha de forêt communale. Nom des habitants : les Houévillois. Nom du maire : Daniel Mourot, maire depuis 2001. Nombre de conseillers municipaux : 9. Secrétariat de mairie ouvert le lundi matin de 13 h à 15 h. Assuré par Christiane Claude. N° de téléphone de la mairie : 03 29 06 40 90. Les enfants vont au regroupement scolaire à Attignéville pour les écoles primaires, à Neufchâteau pour le collège et le lycée.

 

 

Le temps a suspendu son vol… Houéville

 

Les jours s’écoulent, paisibles. Il semble qu’ici la vie s’est arrêtée, comme pour mieux protéger ses habitants du stress, de la vie speed… 

 

Le petit village d'Houéville est à

droite de la route départementale 3 quand on circule entre Harchéchamp et Removille. Tranquille bourgade d'une cinquantaine d'habitants où la vie s'écoule, paisible, entre quelques meuglements des bêtes à cornes. Ici l'activité principale réside dans son élevage. Deux exploitations agricoles de petite importance règlent la vie au village. Le GAEC de la Cour, tenue par la famille Mourot et la ferme de chez Gravier. Une centaine d'hectares chacune, où paissent les bovins. Ici pas de céréales, ou tout simplement quelques épis pour nourrir les animaux.  On a l'impression que la vie s'est arrêtée, que le temps a suspendu son vol... les rues du village sont encore bordées de caniveaux en pavés. C’est sans doute pour cela que Philippe Hénon, un paysagiste nancéien a posé ses outils de jardinage au village. « Il a un beau jardin ! » confirme la famille Mourot qui connaît le village sur le bout des doigts. « On trouve aussi un chauffagiste dans notre village », Michel Durand, installé au calme dans la localité. Un village à la démographie stable, mais qui perd ses personnes âgées et a, du coup, quelques maisons à vendre. Si en 1971 le maire avait célébré cinq mariages d’un coup, entre 1975 et 1986 on n’enregistrait en revanche, aucune naissance !

 

 

la ferme des Mourot

Ici on est en présence d’un très petit village encore pavé par endroits. Son patrimoine, c’est son église qui aurait bien besoin d'un coup de neuf, quand à la maison commune, où flotte encore le drapeau tricolore, sans doute oublié lors d'une dernière fête, elle aurait bien besoin d'être revue. "Les seuls travaux qui ont été faits, c'est il y a plus de trente ans, lors d'un mariage, j'ai été obligé d'interdire, aux invités de la noce, de monter avec les mariés, qui n'ont été autorisés à passer devant M. le maire, moi, qu'avec leurs témoins et leurs parents, parce que le plancher en bois faisait un creux, prêté à s'effondrer. A ce moment là seulement le conseil m'a suivi pour refaire une dalle en béton" explique l'ancien maire, Marcel Mourot, père de l'actuel maire, Daniel Mourot. Car ici des générations de Mourot se sont succédées à la mairie. Quatre fontaines, un lavoir, un calvaire, voilà ce qui attire le visiteur vers Houéville.

 

 

Aussi curieux que cela puisse paraître, les fermes à Houéville sont inscrites à l’inventaire des Monuments Historiques. La famille Mourot habite l’une de ces bâtisses remarquables. La ferme s’ouvre sur une cour fermée de hauts murs. Construite en 1749, le haut de la porte d’entrée est orné de trois fleurs de lys. C’est aussi une ancienne ferme construite en 1572, transformée en presbytère puis rachetée par la commune, qui tient lieu de mairie. Il semblerait même que la salle de mairie soit l’une des chambres du presbytère. En 1834 dans une de ses dépendances on y avait construit une école. Une école qui a fermé ses portes en 1949. « Le dernier instituteur était M. Alba » se souvient Mme Mourot qui évoque aussi la baignade qui s’ouvrait sur le Vair à cette époque. Un village qui avait aussi une piste d’envol pour les parapentes, mais que plus personne n’utilise. « Un village où on trouvait tout ce qu’on avait besoin pour vivre » se souvient le maire actuel, Daniel, qui se rappelle du fabricant d’allumettes installé au village et qui a du fermer ses portes quand la Seita a repris la régie. Nostalgie aussi des vignes, décimées par la phylloxéra… la famille Mourot soupire, se souvient.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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