De la Meuse à la Haute Marne, EPAMA étudie l’amélioration les cours d’eau pour améliorer la qualité du milieu aquatique, mais surtout réfléchir au moyen de réduire les inondations.

EPAMA ?

 « Etablissement Public D’Aménagement de la Meuse et des Affluents » : un syndicat mixte créé entre les collectivités territoriales, quis’inscrit dans la logique de développement durable du bassin versant de la Meuse. L’EPAMA entend encourager la concertation entre les différentes collectivités et partenaires intéressés, et veiller à la cohérence des aménagements réalisés afin d’assurer la protection des personnes, des biens et des intérêts publics et privés contre les inondations, mais également améliorer le régime et la qualité des eaux et des milieux aquatiques, contribuer au développement économique, à la protection et à la valorisation du patrimoine culturel et environnemental du bassin versant, dans le respect des compétences des collectivités territoriales intéressées. L’EPAMA peut émettre des avis et donner des conseils sur tout ou partie des projets d’aménagements réalisés par des tiers, effectuer ou contribuer à l’étude, à la proposition, à la programmation et à la réalisation de travaux d’aménagements, Ce qui intéresse particulièrement notre secteur, touché rudement pas les inondations des années 2001 et 2006, pour mémoire immédiate.

 

Notre secteur

 Une étude globale de la Meuse et de ses affluents est en cours sur le bassin amont de la Meuse, au-delà de Maxey sur Meuse, en remontant le Mouzon, mais aussi le Vair. Une étude commencée en juin 2006 et qui devrait se terminer à la fin de cette année. C’est pour prendre connaissance des phases de ces différents diagnostics, entretiens, observations, relevés de crues, débits, réflexions et constats, que les élus du bassin amont de la Meuse étaient réunis à Domremy la Pucelle. Des élus, mais aussi des partenaires des milieux naturels et aquatiques qui ont été attentifs aux données qui leur ont été présentées, mais sans pour autant être pleinement rassurés. En effet l’étude est longue et n’est qu’une étude. Ce qui apporte quelques remarques dans la salle : « Il faudra un jour avoir une politique courageuse autour de l’agriculture ! » dira Jacques Drapier, « surtout, cohérente » renchérit Claude Philippe. Tous sont unanimes pour « trouver des solutions ensemble, au-delà des fantasmes des uns et des autres ».

 

Un bouc émissaire ?

 Au–delà des toutes les inquiétudes, certains, comme le président de l’ANVI (Association Néocastrienne des Victimes des Inondations), Christian Pételot, aimeraient avoir des certitudes, à tout le moins des réponses à des problèmes concrets. « Est il vrai que Neufchâteau noie à cause du lac de Morimond ? Sans vouloir chercher de bouc émissaire, il serait bon de réactiver les zones humides,  et si on vide un bassin avant les crues, c’est toujours une masse d’eau en moins qui dégringole sur Neufchâteau » continue le président Néocastrien qui précise « quand j’étais gamin la cote maxi des crues s’étalaient sur 36 h, aujourd’hui on la constate en moins de 18 h !». D’autres personnes font également remarquer que la récupération des eaux de pluie pour arroser, ou toute autre fonction, devrait s’intensifier, une économie certes, mais surtout  une masse d’eau qui serait également captée avant les crues. Sûr, tous attendent beaucoup des aménagements hydrauliques que les collectivités vont devoir mettre en place après cette étude.

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