« Doudou » c’est le nom de Sylvain Canel chez les « Oiseaux Sauvages ».

Doudou dans l’aventure du Tour de France ULM

L’ex président du club ULM de Neufchâteau, l’un des moteurs de la structure, a participé pour la quatrième fois au Tour de France ULM, avec Maurice, un nouveau pilote qui lui a servi de navigateur.

FormDoudou et Maurice Aubryateur

 « C’est bien, et c’est surtout très formateur » explique Maurice Aubry, un nouveau pilote, plus habitué des courses d’orientation ! Maurice s’est vite rendu compte que la lecture des cartes aéronautiques était plus compliquée. Moins détaillées, et pourtant plus chargées d’informations, les cartes sont au 1/500 000e. « Le ciel est grand » s’enthousiasme Maurice, qui suit l’école de pilotage depuis un an, et a été proposé comme navigateur pour accompagner Doudou sur le Tour de France ULM, qui démarrait à nos portes, à Essey les Nancy. Un Tour de France qui s’est déroulé du 4 au 11 août. « Mais sans participer aux épreuves de compétition » précise Sylvain Canel qui avait regretté d’avoir « raté une belle navigation » en 2005 à cause des compétitions, « j’aurais préféré profiter de la traversée de la Bretagne ». Une décision qui a un peu frustré le navigateur, malgré tout.  

Quatrième  

 

 

Doudou n’en est pas à son coup d’essai. Son premier Tour de France ULM, c’était en 1998. « On avait démarré de Moulins ». En 2001 il a franchi la Manche pour poser ses ailes en Angleterre, mais aussi en Belgique pour participer aux épreuves qui se déroulaient sur le terrain des Forces Mobiles Belges. En 2005, notre oiseau sauvage, à Cholet en Charentes maritimes se classait quand même premier dans l’épreuve d’atterrissage  et 4e au classement général.

Ambiance

 « Ce que j’aime dans ce Tour de France c’est de plonger dans l’ambiance ULM. Ici on ne parle que de nos engins, de technique, de vol, de nouveautés… », précise Doudou qui, comme beaucoup de pilotes, ne peut pas partager sa passion avec la famille ou les amis qui ne sont pas passionnés comme eux. Des échanges qui se font aussi avec les fabricants, mais surtout des pilotes qui peuvent se consacrer entièrement à leur passion, « on a juste à s’occuper de nos machines et de nous »,  la logistique étant assurée par la FFPLUM, tant au niveau des plans de vol que de l’accueil et de la vie quotidienne, « pour 500 € seulement par personne, hors carburant, permettant ainsi au plus grand nombre de pilotes d’y participer ». C’est comme çà que 130 engins ont sillonné le ciel, dont 120 ULM. Les dix autres objets volants parfaitement identifiés étant des autogires, un hélicoptère, un avion, et les commissaires de vol.

Météo  

La météo a obligé l’escadrille à se poser sur des pistes non autorisées. Ainsi Doudou et Maurice ont fait escale à Luxeuil sur la zone militaire, habituellement interdite à l’aviation civile, mais ont du également poser leurs ailes en pleine nature après avoir franchi le Massif central. « On s’est également posé à Moulins à cause du mauvais temps. Mais à Rochefort la journée était splendide, on est remonté par la côte atlantique et on a longé la Loire. En remontant plus au Nord, un nouveau plafond bas a retardé le décollage qui n’a pu se faire qu’à 13 h 30 ». Autant de souvenirs que partagent en chœur Doudou et Maurice quand ils se rencontrent, d’autant qu’ils sont voisins de villages.

Passé volant

 

 

 

 Doudou a quitté le plancher des vaches en 1980. C’était pour faire du deltaplane. Depuis les carrières de Pagny la Blanche Côte (55), il s’est éclaté 210 heures pendant cinq ans. Avant de s’adonner au pendulaire pendant treize ans, totalisant 1820 h de vol. En 1998 il s’offre un trois axes, et volera dessus pendant 1 170 h, en continuant le pendulaire (270 h). Avec 85 h de paramoteur, 25 h de parapente, Doudou vient de prendre son envol sur un autogire. Après 4 h d’essai, nul doute qu’il va s’offrir sa petite moto du ciel très bientôt ! D’autant que successivement il s’est doté de brevets, de connaissances en suivant des cours d’avion, d’ULM, a testé positivement son remorquage en deltaplane, son tirage de banderolle en ULM et a même fait du largage de parachutistes. De quoi faire un vrai pro de ce sexagénaire passionné des grands airs.  

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