« Doudou » ? Un oiseau sauvage du club ULM de Neufchâteau qui, parmi tous ses souvenirs, a un pincement de cœur en pensant aux « Opérations Hannetons ».

Au temps du vol libre...

Zozios sauvages« J'ai plein de souvenirs des Oiseaux sauvages » nous confie Sylvain Canel qui fait ses premiers vols, comme beaucoup d'autres Oiseaux sauvages, sur les collines de Pagny la Blanche Côte, à deux pas de Neufchâteau. « C'est 'le Pajus ' qui avait lancé çà, il faisait du deltaplane en autodidacte, en s'élançant depuis les falaises blanches de son village, et en ramassant quelques bonne gamelles » se souvient, amusé, le patron de l'Orée du Chêne qui, pour sa part vole depuis la fin des années 70. Mais son coup de cœur, ses souvenirs c'est une opération lancée sur le territoire national, instillée par un oiseau sauvage des années 90, membre du club ULM de Neufchâteau, Francis Hoffer, ambulancier de son état et qui véhiculait de nombreux handicapés. Les yeux émerveillés des enfants devant la perspective de « voler » ne lui a pas échappé. En 1993, le club d'ULM de Neufchâteau se lançait dans la mêlée avec sa première opération « Hannetons ». Vite suivie par des opérations similaires en Lorraine, puis sur tout le territoire national.

Accrochés au dos des pilotes des petits handicapés, parrainés par le public, s'envolaient pour découvrir la région vue du ciel néocastrien. « Ce sont mes meilleurs souvenirs », s'extasie encore Doudou qui n'a pas cessé de tenir les rênes du club, même sans en assumer la présidence qui est actuellement dévolue à Denis Humbert. Doudou qui évoque aussi le premier « long vol » en ULM de son club. Ses premières escapades vers le Mont saint Michel et qui se souvient encore hilare, de l'arrivée vers la Bretagne, vent d'est dans le dos qui leur a permis d'avancer : « à l'époque nos ULM ne volaient qu'à 60/70 km à l'heure… Presque arrivés, je vois le Pajus devant moi qui descend d'un coup avec son appareil et perd quelque chose. J'ai pensé qu'on n'arriverait pas à destination le soir même ! » Et de nous raconter, que son compagnon de vol qui avait pété le pot d'échappement, avait coupé le moteur le temps de démonter à coups de coude son pot et de le laisser tomber sur le plancher des vaches. Des souvenirs inoubliables d'un temps où le club compatit jusqu'à quatre vingts adhérents, même si l'on était qu'aux premiers pas du vol libre.

 

 

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