L'ambition culturelle du Trait d'union passe par un questionnaire à la population

     
« A l’aube de la cinquième saison, comment le public perçoit-il le Trait d’union ? ». Une question qui attend une réponse publique, par le biais d’un questionnaire à la Prévert. Dirigé en binôme

 « Quelles sont les critiques, les attentes, les suggestions ? Quels sont les encouragements ?... » Pour permettre à l’équipe du Trait d’Union de faire en sorte que ce lieu soit plus ancré encore dans la vie de la cité, un questionnaire va circuler, non seulement chez les usagers du centre culturel François Mitterrand, mais aussi chez les habitants de Neufchâteau et de la communauté de communes du pays de Neufchâteau. Quelques instants à consacrer aux réponses, mais qui seront précieux à toute l’équipe qui anime le centre culturel, mais aussi à la municipalité qui finance ce haut lieu de la Culture néocastrienne.  

 Gestion en binôme 

 Michel Jean Thomas c’est le directeur artistique. C’est lui qui établit et propose la programmation annuelle. Sans tomber dans le nombrilisme, le directeur suprême du Trait d’Union joue la carte de la diversité à fond, « car il n’y a pas un public, mais des publics ». Et Michel Jean Thomas veut que tous, du plus petit au plus grand, du plus jeune au plus âgé, franchissent un jour les portes du pôle culturel néocastrien. Sans pour autant tomber dans la médiocrité. Il rêve d’inscrire un spectacle de « la Comédie Française » à son programme. Hélas, si les Parisiens parlent d’ouvrir leurs spectacles aux petites villes, ils sont trop frileux pour passer aux actes. « Je voudrais voir Laurent Stocker sur la scène du Trait d’Union » se prend à rêver le directeur artistique. 

 Analyser et observer 

 Marie-Chantal Kinzelin, c’est l’une des deux têtes du Trait d’Union. C’est elle qui va analyser, observer ce qui se passe dans les coulisses au Trait d’Union. Déchiffrer à partir du nombre de personnes qui fréquentent l’espace culturel, de quel milieu, de quel endroit, à quelle heure, pour quelles manifestations, en privé, en famille ou en public, comment on pourra encore étendre le service vers les publics viennent dans cette grande maison de verre, qui se veut ouverte à tous, mais qui reste encore trop obscure pour certains. 

 Une volonté politique 

 Pour le premier magistrat, Jacques Drapier « nous avons une réelle volonté politique de développer la Culture à Neufchâteau, mais nous avons aussi une obligation de vérifier si les deniers du contribuable sont bien placés. Ici c’est de l’argent bien placé » insiste Jacques Drapier prêt « à aller au devant du Jugement de la population » sur ce service rendu par la Ville de Neufchâteau à ses administrés, qui profite à tous les villages des communauté de communes  aux alentours. « Je veux des résultats, bons ou mauvais, pour pouvoir réagir ». Un maire qui veut monter ses ambitions culturelles et ne les juge pas « extravagantes, mais bien attractives : « nous avons la chance d’avoir une équipe exceptionnelle autour de Michel Jean Thomas, d’avoir aussi un patrimoine immobilier extraordinaire » que le maire ne veut pas voir sombrer dans la routine. 

 Il manque un label

  Les salles culturelles ont un label. Neufchâteau mériterait le sien, mais qui ne vient pas. « Pourtant on a un projet artistique ouvert. Qui ne tient pas compte de mes préférences, mais bien de tous les goûts des publics qui fréquentent le Trait d’Union. Il faut savoir que 30 000 personnes sont entrées au Trait d’Union en 2006 ! » Un grand bonheur pour Michel Jean Thomas, ce sont les jeunes qui lui apportent sur un plateau. « Ce sont eux qui m’ont demandé de programmer un stage avec des professionnels, en danse classique ». De quoi conforter la ligne directrice que s’est imposée le directeur du Trait d’union, qui pourra, grâce au questionnaire « se remettre, encore et  toujours en question ».

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