L’art descend dans la rue, à moins que ce ne soit la rue qui aille à l’art ? Toujours est il que du 24 septembre au 6 octobre les artistes seront en vitrine.

« Nous sommes très petits et pourtant… pas plus petits que d’autres » explique Jacques Drapier quiRaffaëlla Adet aime de faire de sa ville une ville de « Culture ». Que la ville s’associe à une promotion d’artiste, via le commerce local, il n’y avait qu’un pas. La réflexion engagée par le service culturel dirigé par Raffaëlla Adet et « Neufchâteau Dynamic », l’union des commerçants a abouti à une manifestation d’un genre inédit sur le secteur : l’art en lèche-vitrine. « Une passerelle de l’art » qui va exposer cinquante cinq des quatre vingt seize œuvres proposées par les artistes, dans les vitrines des commerçants du centre ville et de la périphérie. Quarante sept vitrines qui vont accueillir et mettre en valeur, peintures et sculptures sélectionnées vendredi dernier par un jury composé d’une dizaine de membres. Parmi lequel figurait le maire de la Ville, son directeur culturel et son adjointe, Dominique Montésinos, un représentant de l’Education Nationale, des commerçants et des artistes.  

Un jury qui a sélectionné les œuvres qui seront réparties entre les 47 vitrines des commerçants pColette Edimearticipants. « C’est Mme Jeanney, propriétaire d’une grande surface à la périphérie, qui nous a prêté les chevalets pour présenter les toiles » explique Colette Edime qui représente l’union des commerçants.  Les commerçants devront mettre en valeur les œuvres qui leurs sont confiées, mais les artistes devraient être aussi un moteur de découverte pour les magasins participants. Un retour d’ascenseur en quelque sorte. Je te mets chez moi, tu me ramènes des clients… « Car si la rue de France est bien connue, la rue Saint Jean a encore du mal à se dévoiler au grand public » constate Colette Edime qui voit un échange d’idées aussi entre les artistes et les commerçants. « Lors de la sélection, par exemple, nous avons pu constater que les artistes avaient une autre vision des œuvres que les commerçants » explique encore Colette, qui est enchantée de l’opération menée sur la ville. Une opération qui sera aussi un concours pour les artistes, dont l’œuvre sera achetée et versée au fonds culturel de la Ville. Le public est invité à noter les œuvres, ainsi que les scolaires. Le lauréat aura droit à une exposition complète de ses œuvres au Trait d’Union. 

Sandrine Djelidi en vitrine 

Sandrine DjelidiLa jeune femme, qui a trente cinq ans, est une « payse ». Originaire de Coussey, la nouvelle secrétaire de l’union des commerçants, qui a pallié au départ de Gaëlle Hostin depuis la mi mars, est aussi une artiste. Installée avec son ami à Gironcourt sur Vraine, l’infographiste de métier a plusieurs cordes à son arc. Si elle a rejoint l’union des commerçants c’est aussi pour le plaisir du poste qui lui apporte beaucoup de polyvalence dans le travail. Artiste à ses heures, Sandrine qui a aussi été commerçante, était la femme de la situation. Artiste, commerçante, elle a pu faire face à l’organisation avec le service culturel. Sandrine présente pour sa part une acrylique sur carton, un saxophoniste en plein exercice de sa passion. Sans doute veillera t’elle justement à ce que les œuvres présentées le soient avec soin.  

 

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