Quarante ans d'amitié franco-allemande fêtés au salon qui porte son nom

Quarante ans d’amitié

 

 

 

Depuis quarante ans la cité néocastrienne cultive l’amitié avec Hamm-Herringen en Allemagne. Ce week-end, les Allemands étaient les invités de la Ville.

 

 

 

Ils sont arrivés vendredi en fin d’après-midi pour les uns, en fin de soirée pour les autres. Les officiels étaient comme à l’accoutumée reçus à bras ouverts au salon du Jumelage. Les Néocastriens pour leur part ont du attendre la chorale, retenue par un ennui mécanique dans la ville de Trêves. Mais çà n’a pas empêché les uns et les autres de se retrouver avec plaisir, autour du verre de l’amitié, mais surtout à boire les paroles des deux élus, Jacques Drapier, côté français, Hort Podzum, côté allemand. D’autant que dans la salle seule l’amitié primait à cette rencontre. Les élus de gauche comme de droite étant aux côtés des jumeaux, devenus depuis longtemps des amis, quand ce n’est pas de la famille. A l’image d’Estelle Andrés, une Néocastrienne pure souche qui a scellé son jumelage par un mariage outre Rhin. C’est Estelle qui s’est fait l’interprète, aidée par Virginie Séry, l’hôtesse de l’office de tourisme, certes, moins à l’aise que la nouvelle allemande. Il faut dire que l’exercice n’est pas facile, les élus ayant tendance à prolonger leurs discours avant de passer le relais aux traductrices. Ils avaient tant de choses à se dire, que pendant une heure et demie la salle va être tout ouïe, dans une ambiance de paix, d’amitié, de bonheur partagé.

 

 

 

 

 

 

Dans la salle quelques vétérans ont un peu la nostalgie du passé. Quarante ans ! Un bail, mais une amitié qui dure et c’est bien là l’essentiel,  même si certains ont un peu d’amertume de ne pas être reconnus dans leur légitime œuvre de pionniers. Andrée Lang, se rappelle que « c’est avec Mme Ferry, la prof d’allemand du lycée Pierre et Marie Curie, que nous avons lancé les premiers prémices de Jumelage scolaire. C’était du temps d’Albert Voilquin ». Un temps que n’a pas manqué d’évoquer le premier magistrat de Neufchâteau, saluant au passage les Anciens présents, comme François Bolmont, son prédécesseur à la mairie, élu de l’année 1977. N’oubliant pas Albert Voilquin, l’un des pères fondateurs du Jumelage, l’un des grands artisans de l’entente entre les deux pays. « Un jumelage qui est arrivé à la génération des petits enfants » remarque avec beaucoup d’émotion Jacques Drapier. Qui parlera du « travail de couturière, d’artisan » des différents acteurs des jumelages, les saluant tous à tour de rôle des deux côtés de la frontière, invitant « les jeunes à enfourcher le cheval de l’amitié pour vivre ensemble », saluant aussi les trois présidents de la République Française successifs « qui ont perpétué l’amitié franco allemande ». Un jumelage qui tient à cœur aussi à Horst Podzum du côté allemand, « afin de respecter la parole donnée à mon père de faire quelquechose pour ne pas revoir d’horreurs pareilles », après les brèves évocations de la guerre faites par les eux élus. Il reste cependant à redonner un nouveau souffle au jumelage. Si tout le monde en parle, personne n’a donné de solution. La balle étant dans le camp « des Jeunes ».

 

 

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