Sac au dos, lourd comme du plomb, les élèves de Pierre et Marie Curie, ont surtout « peur d'oublier un cahier et de se voir coller un motif ». C'est ce qui explique le plus souvent

  DenisDenis part pour sa journée de classe. A sept heure du matin, le brouillard est épais à Attignéville lorsqu'il sort de la chaude maison familiale pour le collège à Neufchâteau. Pendant près d'une heure, Denis, un gamin de 6e, va trimballer quatorze kilos de livres et cahiers sur le dos. Comme il n'a cours qu'à 8 h, Denis va devoir garder son sac sur le dos, en attendant le bus de ramassage scolaire, dans le bus et dans la cour du collège Pierre et Marie Curie. Interpellé au passage par l'opération « pesée », Denis monte sur la balance : « 56 kgs ! » Avec le sac sur le dos. Déchargé, le gamin n'affiche plus que 42 kgs au compteur, soit 14 kgs sur le dos ! « Un tiers de son poids, alors qu'il ne devrait en porter qu'un dizième » remarque la préposée à la balance. L'élève se voit remettre une feuille avec ces données pour informer ses parents.

L'enfant ne semble pas souffrir de son fardeau, « c'est pas plus lourd que çà ! » confie un peu craintif le gamin du haut de ses onze ans. Les élèves ont pourtant à leur disposition des casiers, « moi je préfère tout garder avec moi, car si il me manque quelquechose en cours, je vais me récolter un motif ». Devant cette crainte, que presque tous les élèves expriment, Denis préfère tout garder avec lui, sauf son sac de sport, mais il est loin d'être le plus lourd. Denis reconnaît aussi qu'il ne prend pas le temps de regarder son emploi du temps et de mettre dans son sac seulement ce dont il a besoin. Ce qui pourrait alléger d'autant son fardeau.

QuentinQuentin, vient de Rollainville, il a onze ans, Un sac sur la poitrine, un sac au dos. De quoi équilibrer la charge. Mais il semblerait que le jeune garçon soit aussi plus organisé que son camarade. Dans son sac, Sylvain Housselle, le proviseur, qui s'inquiète aussi de la charge portée par ses élèves, va trouver juste ce qu'il faut pour la journée de cours. Il faut remarquer que le jeune garçon ne prend ses cours qu'à 9 h. Une heure de moins ! On descend quand même à 7,7 kgs de charge. Pour ses 33, 8 kgs, on est encore loin des 10% et pourtant Quentin n'a rien de trop dans son sac. « Que dire aussi des enfants qui viennent de la Maladière » fait remarquer Mme Bruneseaux, présidente de la FCPE, « nous avons relevé ce matin, une gamine qui avait pour la seule matinée de cours, un sac de 12 kgs, une autre avec 8,5 kgs, avec le trajet à pieds en plus ! ». C'est vrai que les demi-pensionnaires ont la chance d'avoir le bus à portée de pieds de l'établissement, une chance qui n'est pas partagée par les élèves qui n'habitent pas le centre ville de la cité néocastrienne..

Dans le hall du bahut, Mme Bruneseaux, présidente de la FCPE et plusieurs parents d'élèves de son équipe vont ressortir encore ce matin (mardi) les pèses personnes et alpaguer les gamins qui arrivent en cours pour les peser. Le proviseur sera là aussi et continuera à rêver que Neufchâteau soit dans les Landes «où le conseil général a investit dans 8000 ordinateurs portables, en attendant que son projet d'une classe mobile équipée de 24 ordinateurs portables installés en quelques secondes d'une salle à l'autre, soit retenu par la Région.  Une pesée qui devrait servir à alléger le poids du savoir. Et pour les gamins ont des réactions craintives eu regard à la balance, qu'ils se rassurent, on ne contrôle pas leur poids, mais celui de leur cartable, d'ailleurs l'infirmière sera peut être présente aussi, c'était en tous le scas le souhait de la FCPE.

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