Saint Nicolas, une église à visiter

 Fabrice Fontaine raconte l'église Saint Nicolas 

L'église saint Nicolas perd son grand E le temps d'une visite : celle que fait Fabrice Fontaine pour les visiteurs de l'édifice. Touristes ou simplement voisins, à la recherche de leurs racines. 

Fabrice montre la mise au tombeauFabrice a commencé par s'intéresser aux guerres mondiales, puis s'est finalement passionné pour l'histoire locale. Son maître à penser, ou plutôt son modèle, « mon grand père spirituel, c'est M. Péchoux. Un homme qui se passionne pour l'histoire locale, notamment La Mothe et qui m'a filé un véritable virus » explique, le passionné et passionnant guide, qui invite les visiteurs de l'église saint Nicolas à travers les siècles d'histoire locale, faits d'anecdotes, de légendes, de rituels, de symboles, de la vie en général, remis dans le contexte de l'époque. Fabrice invite les gens à faire preuve d'imagination, en remettant la construction de l'édifice religieux dans son époque « sans grues, sans outillage moderne ». Effectivement ce n'est pas évident de fermer les yeux sur les escaliers qui entourent la très imposante église saint Nicolas et d'imaginer les ouvriers entrain de tailler pierre par pierre,  et monter l'édifice à dos d'homme ou de mules !  « Parce que je pars du principe qu'il faut savoir d'où l'on vient pour savoir où l'on veut aller » explique notre guide, « il faut essayer de comprendre pourquoi certains événements sont arrivés, pour expliquer aux autres après. Surtout trouver les mots qu'il faut pour intéresser les enfants » poursuit Fabrice qui veut devenir professeur d'histoire. Le jeune homme, originaire de Neufchâteau a déjà fait une maîtrise et a soutenu une thèse du la forteresse de La Mothe, « histoire de donner un coup de pouce aux bénévoles qui oeuvrent à restituer le patrimoine local ». Pour sa troisième saison comme guide à l'église Saint Nicolas, Fabrice a mis au pont une stratégie pour « accrocher » le touriste. Même si le jeune guide reconnaît être un peu « faiblard en architecture » sa visite des lieux est passionnante. Il restitue le passé local mieux que personne, pimentant sa visite de remarques opportunes sur l'environnement, remontant le temps avec les visiteurs. « Les girouettes étaient un signe distinctif de richesse, à l'époque médiévale, seuls les seigneurs se permettaient cette fantaisie. Les chapelles ouvertes dans les édifices religieux, montraient la richesse du seigneur des lieux, les armes aux clés de voûte des églises, leur permettaient de s'ouvrir la voie du paradis… ». Une visite pas ringarde du tout, qui fait qu'on ne voit pas le temps s'envoler…, mais les vacances c'est fait pour çà !  L’église en dessous de l’église 

« C’est incroyable, les habitants d’ici méconnaissent leurs richesses » constate Fabrice. Des personnes qui habitent depuis très longtemps ici n’ont jamais mis le pied dans l’église basse de saint Nicolas. Une partie basse construite vers le XIIe siècle, agrandie des soubassements nécessaires pour permettre la construction de l’église haute. S’il faut prendre quelques précautions pour descendre, et remonter, la partie basse est un véritable sanctuaire de l’art sacré, collecté un peu partout et mis ainsi à l’abri du vandalisme. Redecorée au XVIIIe siècle, la chapelle sainte Catherine a servi de chapelle de Congrégation. Avec la visite de la partie ouverte au culte habituellement, c’est tout un éventail des siècles qui s’étale pour le plaisir des visiteurs. Un lieu qui perd son austérité sous les paroles du guide. Un lieu qu’on a envie de découvrir. Ouvert tous les après-midis pendant la période estivale.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×